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Réflexions, commentaires, impressions d'oisif à oisif.

Begin Again


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Note : 12/20

Présentation :

Balade musicale dans les rues de New-York au rythme de la rencontre entre une chanteuse – compositeur trahie et un producteur en dépression.

Commentaire :

Peut-être la comédie romantique de l’année. Sans prétention, ce film nous propose une heure et demie de douceur romanesque.

Evidemment, les ficelles du genre sont toutes présentes et bien en évidence (le père qui reconquiert sa famille, le retour aux valeurs…). La courbe classique désillusion / nouveau départ / succès / accroc / happy end est parfaitement déroulée, au point même que l’accroc est presque trop forcé, trop artificiel. Imprégné des clichés de l’idéal américain (le label indépendant, la miséricorde, la contrition…), le film ne détonne pas mais s’inscrit dans une certaine continuité et dans le conformisme.

Pour autant, on profite pleinement d’un film dont certaines scènes nous font succomber : l’enregistrement avec les enfants dans la ruelle, le tableau familial lors de l’enregistrement sur un toit, la chanson improvisée sur un répondeur dans un moment d’ivresse… Tout en douceur et en timidité, Keira Knightley brille dans ce qui est davantage qu’un rôle d’actrice. Elle séduit par la justesse de sa voix et le naturel de son jeu. On n’était pas sans ignorer son talent d’actrice, elle démontre qu’elle possède aussi de solide base de chanteuse. Il n’est jamais facile de faire entrer un spectateur dans l’ambiance d’un personnage. Pourtant dès la première scène, malgré le puzzle encore très déstructuré du scénario, elle pose le cadre du film.

A l’inverse, Adam Levine démontre qu’il n’est pas que chanteur. Même si son rôle n’est pas déraisonnablement compliqué à interpréter, il l’incarne avec cohérence et sobriété. Sa voix si particulière et ses qualités de compositeur offrent à ce film une bande originale de belle facture.

Il n’est jamais facile de donner le sentiment qu’un film est à la fois simple et travaillé. Avec cette douce balade musicale, John Carney offre à ses spectateurs une heure et demie d’échappée romantique. Et c’est déjà bien assez pour combler nos attentes.

Durée : 1h44

Date de sortie : 30 juillet 2014

Réalisé par John Carney

Avec Keira Knightley, Mark Ruffalo, James CordenAdam LevineYasiin BeyHailee Steinfeld

Marathon – Paris – 2014


Date : 6 avril 2014

Chrono : 3h 28min 28sec

Profil : plat.

Météo : trop chaude (15°C au départ, 25°C à mi-course, 20°C à l’arrivée).

CaptureDeuxième Marathon de Paris, troisième Marathon en un an, première fois que je pars en connaissance du parcours et de la violence de l’effort qu’il va falloir fournir. Après avoir réussi à descendre sous 1h30 au Semi-Marathon de Paris un mois plus tôt, mon objectif était donc descendre, enfin, sous 3h30 après les 3h46 de l’an passé et les 3h33 de Nice-Cannes.

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Malgré une très mauvaise préparation (aucune sortie de plus d’une heure en cinq mois, hormis le Semi-Marathon) et une semaine précédente affreusement malade (à perdre de l’énergie et à affaiblir mon organisme), j’étais convaincu de pouvoir descendre sous 3h30 au mental et à « l’expérience ». Maître du parcours et convaincu de ma capacité à pouvoir tenir en partant fort, j’ai appliqué parfaitement ma stratégie de course : 4min40sec au kilomètre pour les 30 premiers kilomètres, puis…tenir…tenir…mourir mais tenir…sous 5min30sec au kilomètre pour les douze derniers.

J’ai surtout pu compter sur un atout de poids, le soutien du @ToulouseFC et de Clément Chantôme qui m’ont fait l’honneur de m’envoyer le maillot dédicacé porté par le joueur contre … son club formateur : le Paris Saint-Germain. Un immense plaisir de porter ce maillot, d’entendre des encouragements nouveaux sur le parcours (à la place des « Allez Zlatan », beaucoup de « Allez Toulouse », « Allez TFC » et à trois reprises un surprenant « Allez Triangle« ).

Marathon2014-1Pour m’éviter la galère de la consigne sur le Marathon de Paris (remonter l’Avenue Foch puis redescendre les Champs Elysées) et compte tenu de la clémence de la température (15°C de plus que l’an passé…), je suis venu directement en tenue. Bien m’en a pris. Revers de la médaille, la chaleur a joué un rôle important durant la course : bien trop d’eau perdue obligeant à appuyer les ravitaillements et éreintant beaucoup d’organismes jusque dans les derniers mètres (avec notamment des coureurs titubant, tombant, essayant en vain de se relever jusqu’à ce que des coureurs les portent jusqu’à la ligne d’arrivée… »comme un symbole » de la formidable solidarité entre coureurs). Durant les 10 premiers kilomètres, les embouteillages sur les parties ombragées du parcours m’ont contraint à quelques zigzags et escalades de trottoirs.

Parti dans l’exact même rythme qu’au Marathon Nice-Cannes (là aussi j’ai franchi le Semi au bout d’1h37), j’ai bien senti dès le Bois de Vincennes (autour du Km 10) que les jambes étaient moins bonnes suite à ma semaine malade à m’affaiblir. Mais cette fois-ci, j’avais l’assurance que la deuxième partie du parcours ne n’offrirait pas 15km de violent vent de face. Au mental, donc, j’ai décidé de maintenir le rythme avec l’appréhension d’exploser dans le piégeux enchaînement des tunnels des quais de Seine (qui descendent fort puis remontent instantanément tout aussi fort…comme sur l’avenue Louise pour le Semi-Marathon de Bruxelles) et de la montée Mirabeau – Molitor après le 30ème kilomètre, quand les muscles durcissent irrémédiablement.

Finalement, je me suis surpris à forcer le rythme sans trop souffrir, en contrôle. Comme en 2013, le contournement de Roland-Garros m’a fait très mal. Le moment où l’on commence à avoir besoin de boire plus rapidement que les ravitaillements n’approchent. Le moment où, donc, on boit trop aux ravitaillements et on se remplit inopportunément l’estomac d’un excès d’eau. Mais cette année, interdiction de marcher : deux pauses autorisées aux ravitaillements des Km35 (Porte d’Auteuil) et Km40 (Bois de Boulogne) pour boire et manger calmement tout en laissant les muscles se détendre.

Malgré tout, mon manque de foncier s’est cruellement fait sentir, la chaleur n’aidant pas. Certain de pouvoir descendre sous 3h30 en tenant a minima le rythme, je me suis fait très mal pour avancer toujours, m’arrêter jamais. Entre éphémères sensations de mieux me permettant de claquer le 39ème kilomètre en 5min05sec et faux plats montants assassins (Km 41 en 5min55sec) tétanisant les muscles, j’ai trouvé plus de ressources mentales et physiques que je ne m’en connaissais.

demi-heure

J’ai franchi l’arrivée vidé, rincé…incapable d’accélérer a minima. Incapable même, pour la première fois en compétition, de réussir à ressentir la joie de l’arrivée. Il m’a fallu près de cinq minutes pour descendre les 400 mètres de l’avenue Malakoff, près de deux heures pour n’être plus nauséeux, une douche brûlante pour arrêter de trembler et une demie journée pour retrouver des couleurs.

Un grand merci à ceux qui m’ont permis retrouver un peu d’énergie tout au long du parcours : @Slashisback au Km22, @NicolasRousse au Km24, @saintmtex, mon sponsor dossard, au Km32 avec une banderole « Vous souffrez en courant, nous souffrons de ne pas pouvoir courir » et le @ToulouseFC dont les couleurs m’ont attiré des encouragements tout le long et un excès de motivation.

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Mon objectif de 3h30 battu et l’infinie souffrance infligée ne me donnent aucune envie, pour l’instant, de prévoir le prochain marathon. Trois marathons en un an, c’est déjà pas mal. Je vais probablement attendre 2015 pour y réfléchir. Mais le programme 2014 reste copieux avec notamment l’objectif de descendre sous 40min au 10km (peut-être en juin au 10km L’Equipe), des courses de pur plaisir (Paris Saint-Germain-En-Laye, 15km du Château de Versailles, 20km de Paris, Paris-Versailles…) et peut-être un dernier défi au Semi-Marathon de Boulogne-Billancourt pour me tester sur un objectif d’1h28 avec un profil plat et une température fraîche.

(Enorme hommage à @ti_tom qui a claqué un 3h08min…une machine)

#WelcomeQuins


Pour la venue des Harlequins à Jean Bouin le vendredi 4 avril en quart de finale de Coupe d’Europe, le Stade Français a pris le parti de communiquer avec humour sur la légendaire hospitalité parisienne et la « sincère » amitié franco-anglaise.

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Ce quatrième quart de finale consécutif des Parisiens en Challenge européen les oppose à nouveau aux Anglais (comme en 2012 face à Exeter et en 2013 face à Bath). Pour espérer une quatrième victoire en quatre quarts de finale, le @SFParisRugby compte sur le soutien de ses supporters dans sa nouvelle forteresse de Jean Bouin, où il est toujours invaincu.

Avec deux finales et une demi-finale lors des trois dernières saisons, le Stade Français n’a jamais pris le Challenge européen à la légère, comme l’attestent notamment ces superbes victoires au Recreation Ground de Bath et à Aimé Giral l’an passé (avec un Jérôme Porical monstrueux) et une très courte défaite à Mayol en 2012 avec une équipe fortement rajeunie, un énorme Jules Plisson et un drop de Jonny Wilkinson à la dernière minute. Il est désormais temps d’aller chercher le titre. Et pour cela, il va falloir rappeler à nos amis anglais (Harlequins en quart, Sale ou Northampton à l’extérieur en demie…après avoir éliminé les London Irish en phase de poule), qui représentent six des huit (!!!) quarts de finaliste de l’épreuve, toute l’amitié que nous leur portons.

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Pour lancer la préparation de match dans l’humour et la bonne humeur (après avoir battu le Stade Toulousain et le Racing entre temps… #OnYCroit), le Stade Français a invité quelques blogueurs et twittos à partager un moment de rugby et de convivialité (pléonasme) hier au Saut du Loup pendant l’entraînement des joueurs. L’occasion de découvrir la subtilité de l’humour parisien alors que la horde anglaise se dresse sur le chemin du Stade Français vers le titre européen.

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L’occasion pour le Toulonnais @ArnaudBecquet ou le banlieusard (i.e. le supporter du Racing) @tatamirugby d’assister à un vrai entraînement de rugby des avants parisiens au soleil en compagnie de @Fraissy, de @NicolasRousse et du pousse-citrouille @yomz.

Après avoir bien chambré les ballons tombés ou les passes ratées pendant l’entraînement des joueurs, nous avons pu échanger avec les joueurs et le staff, à commencer par les plus twittos d’entre eux : Anton Van Zyl, David Attoub, Morne Steyn ou Gonzalo Quesada.

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Puis est venu le temps pour les joueurs de nous chambrer lors d’un entraînement de drops et de pénalité sous la direction d’un Jeff Dubois passionné et passionnant. S’il a plutôt pour habitude de briller (et de truquer) en mêlée, @ArnaudBecquet nous a impressionnés dans l’exercice avec un taux de réussite de 80%, même à 30 mètres sur le côté et sur son mauvais pied. Mais la leçon d’humilité est venu de ce fourbe de @yomz, footballeur de son état et foulant une pelouse de rugby pour la première fois, qui a enquillé les pénalités comme on enquille les pintes. A titre personnel, si je peux lâchement me défausser sur mes chaussures de ville, j’ai brillé par un 100% d’échec dans l’exercice des pénalités…même face aux perches à 22 mètres. Heureusement, l’un de mes drops a, par miracle, finalement choisi de passer entre les poteaux.

A noter un magnifique concours « mort subite » de drops entre Laurent Sempéré et David Attoub : trois drops chacun, trois poteaux touchés mais aucun point inscrit.

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Un grand merci au Stade Français pour ces quelques heures de plaisir. Une pensée particulière pour Jeff Dubois qui nous a accompagnés du début à la fin avec une disponibilité et une sincérité uniques. En espérant que les Parisiens s’amusent tout autant contre les Harlequins le 4 avril (mais qu’ils connaissent davantage de réussite que nous dans le jeu au pied).

Le Loup de Wall Street


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Note : 14/20

Présentation :

Biopic de Jordan Belfort, courtier escroc dénué d’empathie à l’ascension fulgurante mais qui finit par sombrer, perdu par son avidité et toutes sortes d’addiction.

Commentaire :

Le très bon moment passé devant ce film en fait nécessairement, à mon sens, un bon film. Néanmoins, il y a trop de petits défauts pour en faire un grand film. C’est dommage parce que les atouts ne manquent pas.

Le premier de ces atouts, c’est l’impression que les acteurs vivent leur personnage au-delà de l’accoutumée. Comme si les réalisateurs leur avaient laissé une part d’improvisation et d’appréciation personnelle. Les personnages sont si fantasques qu’il est heureux d’avoir un tel sentiment. Leonardo Di Caprio, que je n’apprécie pas particulièrement, est fantastique ; il arrive à parfaitement incarner la folie de son personnage que ce soit avec les discours flamboyants devant ses employés ou avec son incroyable détachement pour ce qui relève de sa vie sentimentale.
La deuxième force de ce film, c’est sa capacité à faire rire très régulièrement sans dénaturer un film qui ne se veut pas une simple comédie. Le rire est parfois subtilement induit, sans que l’on s’y attende et que ce soit l’objet de la scène en question. Le rire est parfois libre, parfois gêné. Un équilibre pourtant très complexe à trouver.

Le grand piège de ce genre de biopic, c’est le manichéisme ; faire de Jordan Belfort, le pire des pourris sans scrupule ou en faire une simple victime d’un système. Le film réussit cette prouesse de nous laisser naviguer dans une indéfinissable frontière entre les deux. Sans être totalement conscient qu’il dérive, le personnage de Jordan Belfort reste un vrai connard. On ressent pour lui une empathie heurtée. Il nous fascine parfois sans jamais nous emporter. Avoir réussi à laisser ce personnage dans cette zone grise durant trois heures est exceptionnel.

Enfin, ce film offre certaines scènes venues de nulle part mais absolument fantastiques, à l’instar de ce déjeuner avec Matthew McConaughey au début ou celle où le héros et son bras droit s’essaient à une vieille drogue désormais prohibée…

Malheureusement, le film souffre de quelques défauts handicapants. En premier lieu, il est trop long. Plusieurs scènes n’apportent pas grand chose ou auraient mérité d’être rabotées. Le film perd en intensité et en consistance avec pour conséquences que le spectateur décroche ponctuellement.

De surcroît, certaines scènes sont parfois trop caricaturales pour garder le spectateur dans l’esprit du biopic. Je pense notamment à celle sur le yacht lorsque les deux agents du FBI viennent à sa rencontre. Les attitudes sont trop théâtralisées alors même que le dialogue est parfois trop cliché.

Enfin, sans ce que cela ne soit un vrai reproche, on peut regretter le fait que certains personnages autour n’aient pas été davantage creusés. Mais c’est probablement une façon de démontrer avec quelle superficialité et quelle distance Jordan Belfort considérait son entourage.

Un bon film qui doit être vu mais qui ne restera pas aussi inoubliable que certaines critiques de l’instant ont pu le suggérer.

Durée : 2h59

Date de sortie : 25 décembre 2013

Réalisé par Martin Scorsese

Avec Leonardo DiCaprio, Jonah Hill, Margot Robbie, Matthew McConaughey, Kyle Chandler, Rob Reiner, Jon Bernthal, Jon Favreau, Jean Dujardin, Joanna Lumley, Shea Whigham

Semi-marathon – Paris – 2014


Date : 2 mars 2014

Chrono : 1h 29min 43sec

Profil : plutôt pat.

Météo : idéale.

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Après 2012 et 2013, c’était donc mon troisième semi-marathon de Paris, mon sixième au total. Après mes contre-performances lors deux derniers semi-marathons (Boulogne 2012 et Paris 2013), je me devais une revanche. Je me suis préparé et rassuré par mon chrono aux 20km de Paris, mon temps de passage au semi du Marathon Nice-Cannes et surtout mes chronos sur 10km (des 8ème et 14ème arrondissements) en ce début d’année 2014.

L’objectif était donc double : d’une part, améliorer mon record d’ 1h 34min 16sec ; d’autre part, me préparer à descendre sous 1h 30min sur semi-marathon en fin de saison (à Boulogne, par exemple). Je souhaitais d’autant moins précipiter cet objectif que le semi-marathon de Paris n’est pas propice aux performances, avec des bouchons dans les trois premiers kilomètres et une deuxième partie de parcours qui enchaîne pavés, relances et montées casses-pattes. Sans même prendre en compte l’enchaînement des burgers et des soirées raclette durant les jours précédents.

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Parti tôt, j’ai pourtant été victime, comme beaucoup, de l’incompétence de la RATP, incapable d’affréter suffisamment de rames sur la Ligne 1 pour transporter 40.000 personnes à Vincennes un dimanche matin. Trente minutes debout et concassé, on a connu meilleure préparation. J’ai pu arriver serein et en avance, mais de nombreux coureurs sont arrivés très en retard ou ont dû venir à pied depuis les stations précédentes.

La météo s’est avérée idéale : ciel bleu, température basse (herbe et pare-brises givrés) et absence de vent. Le temps d’un petit échauffement dans la tranchée qui part plein-est, je me suis glissé proche de la tête du SAS 1h 35min pour réduire au maximum les désagréments de la congestion au départ. Pour la première fois, j’ai pu (à peu près, comme le montrent mes temps kilomètre par kilomètre) courir à mon rythme lors des trois premiers kilomètres et éviter de passer d’un trottoir à l’autre.

Conscient de la facilité de la première partie très descendante du parcours, j’ai fait le choix de partir fort quitte à devoir serrer les dents pour ne pas exploser dans les quatre derniers kilomètres. J’ai, néanmoins, veillé à ne jamais descendre sous 4 minutes au kilomètre, comme mémorisé par mes jambes lors de mes 10 kilomètres du mois précédent. Cela m’a permis de courir devant, d’avoir des ravitaillements aérés et de suivre des lièvres plus rapides qu’à l’accoutumée.

Le franchissement de la montée du kilomètre 8 m’a rassuré sur ma capacité à tenir mon objectif de rythme de 4 min 15 sec au kilomètre. J’ai réussi à relancer dans cette montée et à basculer frais dans la descente de l’avenue Daumesnil, si meurtrière lors du 10km L’Equipe. Le ravitaillement de la Place de la Bastille (le vrai, celui avec de l’eau et des fruits, et non celui avec l’infecte mixture Powerade) s’est passé sans problème. Ce fut, d’ailleurs, le seul ravitaillement que j’ai observé.

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Le deuxième passage Place de la Bastille est, en général, le moment où je sais si mes jambes pourront tenir le rythme jusqu’au bout. L’an passé, j’y ai, en conscience, enterré tout espoir de bon chrono. Cette année, j’ai senti que les jambes iraient au bout en cas de bonne gestion de la rue de Reuilly (redoutée de tous), mais surtout de la Porte Dorée (méconnue de beaucoup, mais bien plus assassine à mon goût). Les jambes répondant et la respiration étant bien contrôlée, j’ai profité de la montée de la rue de Reuilly pour accélérer et doubler un grand nombre de coureurs. Ayant anticipé la descente vers la Porte Dorée, j’ai relancé Place Félix Eboué tout en gardant les forces nécessaires pour la Porte Dorée. Comme prévu, elle en a surpris plus d’un et j’ai dû prendre des trajectoires moins optimales que prévues pour doubler des fusées devenues caravanes.

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Voyant à ma montre que je serai sous 1h 30min, performance que je pensais objectivement inaccessible ce dimanche, j’ai poussé fort sur les deux derniers kilomètres et doublé un grand nombre de coureurs. J’ai alors enchaîné, la traditionnelle photo « salut militaire » pour @saintmtex et une dernière accélération plutôt violente pour le plaisir.

C’est avec surprise et fierté que j’ai alors réalisé ma performance. Faire tomber la barre d’ 1h 30min m’a longtemps paru utopique. Sacrée revanche que de réaliser ce chronomètre à moins de 200 mètres du Fort de Vincennes, là où l’on m’a déclaré inapte aux armes et à l’admission à Saint-Cyr, malgré ma réussite à toutes les épreuves requises, à cause de mon asthme au nom duquel on m’a expliqué que je ne pourrais pas prendre part aux footings chaque matin…

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Il va maintenant falloir définir de nouveaux objectifs sur cette distance. Je ne sais pas vraiment si j’ai encore une marge de progression. Partir plus fort risque de me confronter à mes limites respiratoires que l’entraînement ne peut éternellement repousser. S’il faut renoncer au plaisir de la course en s’astreignant à davantage d’entraînements, de fractionné, de contraintes alimentaires, cela ne m’intéresse pas vraiment. Rééditer une telle course sur un parcours moins exigeant pourrait me permettre de gratter encore de précieuses secondes. J’aurai le temps d’envisager tout cela après le Marathon de Paris dans un mois, lors duquel je compte bien faire tomber la barre des 3h 30min.

Les chiffres :

Ici.

Cartons rouges :

1. A la RATP, pour n’avoir pas permis aux coureurs d’arriver dans de bonnes conditions et dans les délais au départ.

2. A ASO Challenges dont on peut comprendre qu’il finance ses activités de presse par ses courses. Mais cela ne doit pas conduire à des économies déplacées : pas de T-Shirt technique (du coup, personne n’a porté le T-Shirt officiel cette année), pas assez de médailles / bouteilles d’eau pour les derniers coureurs (les plus méritants) malgré la présence de seulement 33.000 coureurs (32.912 en 2014, 30.371 en 2013, 24.990 en 2012) sur les 40.000 inscrits. Surtout quand on connaît la quantité de postes de recettes : tarifs d’inscription exagérés, présence d’une multitude de sponsors, vente à des prix exorbitants des cinq photos prises en course (27 euros le pack)…

3. Aux coureurs qui jouent leur vie dans le SAS de départ et dans les 500m premiers mètres, prêts à tout pour doubler et gagner un quart de seconde…et que l’on dépose 5 kilomètres plus loin parce qu’ils sont partis trop vite.