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Semi-marathon – Paris – 2014

4 mars 2014

Date : 2 mars 2014

Chrono : 1h 29min 43sec

Profil : plutôt pat.

Météo : idéale.

Capture

Après 2012 et 2013, c’était donc mon troisième semi-marathon de Paris, mon sixième au total. Après mes contre-performances lors deux derniers semi-marathons (Boulogne 2012 et Paris 2013), je me devais une revanche. Je me suis préparé et rassuré par mon chrono aux 20km de Paris, mon temps de passage au semi du Marathon Nice-Cannes et surtout mes chronos sur 10km (des 8ème et 14ème arrondissements) en ce début d’année 2014.

L’objectif était donc double : d’une part, améliorer mon record d’ 1h 34min 16sec ; d’autre part, me préparer à descendre sous 1h 30min sur semi-marathon en fin de saison (à Boulogne, par exemple). Je souhaitais d’autant moins précipiter cet objectif que le semi-marathon de Paris n’est pas propice aux performances, avec des bouchons dans les trois premiers kilomètres et une deuxième partie de parcours qui enchaîne pavés, relances et montées casses-pattes. Sans même prendre en compte l’enchaînement des burgers et des soirées raclette durant les jours précédents.

Semi5

Parti tôt, j’ai pourtant été victime, comme beaucoup, de l’incompétence de la RATP, incapable d’affréter suffisamment de rames sur la Ligne 1 pour transporter 40.000 personnes à Vincennes un dimanche matin. Trente minutes debout et concassé, on a connu meilleure préparation. J’ai pu arriver serein et en avance, mais de nombreux coureurs sont arrivés très en retard ou ont dû venir à pied depuis les stations précédentes.

La météo s’est avérée idéale : ciel bleu, température basse (herbe et pare-brises givrés) et absence de vent. Le temps d’un petit échauffement dans la tranchée qui part plein-est, je me suis glissé proche de la tête du SAS 1h 35min pour réduire au maximum les désagréments de la congestion au départ. Pour la première fois, j’ai pu (à peu près, comme le montrent mes temps kilomètre par kilomètre) courir à mon rythme lors des trois premiers kilomètres et éviter de passer d’un trottoir à l’autre.

Conscient de la facilité de la première partie très descendante du parcours, j’ai fait le choix de partir fort quitte à devoir serrer les dents pour ne pas exploser dans les quatre derniers kilomètres. J’ai, néanmoins, veillé à ne jamais descendre sous 4 minutes au kilomètre, comme mémorisé par mes jambes lors de mes 10 kilomètres du mois précédent. Cela m’a permis de courir devant, d’avoir des ravitaillements aérés et de suivre des lièvres plus rapides qu’à l’accoutumée.

Le franchissement de la montée du kilomètre 8 m’a rassuré sur ma capacité à tenir mon objectif de rythme de 4 min 15 sec au kilomètre. J’ai réussi à relancer dans cette montée et à basculer frais dans la descente de l’avenue Daumesnil, si meurtrière lors du 10km L’Equipe. Le ravitaillement de la Place de la Bastille (le vrai, celui avec de l’eau et des fruits, et non celui avec l’infecte mixture Powerade) s’est passé sans problème. Ce fut, d’ailleurs, le seul ravitaillement que j’ai observé.

Semi10

Le deuxième passage Place de la Bastille est, en général, le moment où je sais si mes jambes pourront tenir le rythme jusqu’au bout. L’an passé, j’y ai, en conscience, enterré tout espoir de bon chrono. Cette année, j’ai senti que les jambes iraient au bout en cas de bonne gestion de la rue de Reuilly (redoutée de tous), mais surtout de la Porte Dorée (méconnue de beaucoup, mais bien plus assassine à mon goût). Les jambes répondant et la respiration étant bien contrôlée, j’ai profité de la montée de la rue de Reuilly pour accélérer et doubler un grand nombre de coureurs. Ayant anticipé la descente vers la Porte Dorée, j’ai relancé Place Félix Eboué tout en gardant les forces nécessaires pour la Porte Dorée. Comme prévu, elle en a surpris plus d’un et j’ai dû prendre des trajectoires moins optimales que prévues pour doubler des fusées devenues caravanes.

Capture

Voyant à ma montre que je serai sous 1h 30min, performance que je pensais objectivement inaccessible ce dimanche, j’ai poussé fort sur les deux derniers kilomètres et doublé un grand nombre de coureurs. J’ai alors enchaîné, la traditionnelle photo « salut militaire » pour @saintmtex et une dernière accélération plutôt violente pour le plaisir.

C’est avec surprise et fierté que j’ai alors réalisé ma performance. Faire tomber la barre d’ 1h 30min m’a longtemps paru utopique. Sacrée revanche que de réaliser ce chronomètre à moins de 200 mètres du Fort de Vincennes, là où l’on m’a déclaré inapte aux armes et à l’admission à Saint-Cyr, malgré ma réussite à toutes les épreuves requises, à cause de mon asthme au nom duquel on m’a expliqué que je ne pourrais pas prendre part aux footings chaque matin…

evolution-10-m-par-10-mn

Il va maintenant falloir définir de nouveaux objectifs sur cette distance. Je ne sais pas vraiment si j’ai encore une marge de progression. Partir plus fort risque de me confronter à mes limites respiratoires que l’entraînement ne peut éternellement repousser. S’il faut renoncer au plaisir de la course en s’astreignant à davantage d’entraînements, de fractionné, de contraintes alimentaires, cela ne m’intéresse pas vraiment. Rééditer une telle course sur un parcours moins exigeant pourrait me permettre de gratter encore de précieuses secondes. J’aurai le temps d’envisager tout cela après le Marathon de Paris dans un mois, lors duquel je compte bien faire tomber la barre des 3h 30min.

Les chiffres :

Ici.

Cartons rouges :

1. A la RATP, pour n’avoir pas permis aux coureurs d’arriver dans de bonnes conditions et dans les délais au départ.

2. A ASO Challenges dont on peut comprendre qu’il finance ses activités de presse par ses courses. Mais cela ne doit pas conduire à des économies déplacées : pas de T-Shirt technique (du coup, personne n’a porté le T-Shirt officiel cette année), pas assez de médailles / bouteilles d’eau pour les derniers coureurs (les plus méritants) malgré la présence de seulement 33.000 coureurs (32.912 en 2014, 30.371 en 2013, 24.990 en 2012) sur les 40.000 inscrits. Surtout quand on connaît la quantité de postes de recettes : tarifs d’inscription exagérés, présence d’une multitude de sponsors, vente à des prix exorbitants des cinq photos prises en course (27 euros le pack)…

3. Aux coureurs qui jouent leur vie dans le SAS de départ et dans les 500m premiers mètres, prêts à tout pour doubler et gagner un quart de seconde…et que l’on dépose 5 kilomètres plus loin parce qu’ils sont partis trop vite.

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3 commentaires
  1. Joli récit 🙂 j’aime bien les cartons rouges 😉

  2. Will permalink

    Un petit graph de ta fréquence cardiaque? Ou en tout cas de ton % de ta FCM? Belle performance, bravo.

    • Je t’avoue ne pas du tout savoir analyser ce type de graphique, mais le voici :

      http://postimg.org/image/cu6k9z8bp/

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