Skip to content

Réflexions, commentaires, impressions d'oisif à oisif.

Don Jon


Image

Note : 2/20

 

Présentation :

Quelques mois de la vie d’un jeune adulte séducteur mais ringard et sans ambition, prisonnier de sa routine et de sa sexualité.

 

Commentaire :

Deuxième film visionné en 2014 et déjà l’assurance qu’il fera partie du Top 3 des plus gros navets de l’année. Si ce n’est le plaisir de retrouver Tony Danza (de Who’s The Boss), malgré un sacré coup de vieux, il n’y a strictement rien à garder de cette heure et demie qui n’en finit pas. Après coup, difficile de comprendre comment la détermination à laisser sa chance au film jusqu’au bout a pris le pas sur les innombrables envies de quitter la salle en courant.

Difficile surtout de comprendre l’objectif de Joseph Gordon-Levitt pour son premier film. Artistiquement, c’est le néant avec un enchaînement de ficelles aussi usées que grossières. Dans l’interprétation, les acteurs sont absolument quelconques à surjouer sans subtilité la vulgarité et la ringardise dans le plus pur respect des clichés en la matière. Intellectuellement, cette heure et demie n’apporte strictement rien mais empile les clichés sur la sexualité ou la sentimentalité, la psychologie des couples ou de la vie familiale, sur la beaufitude de l’Américain moyen (sport, sexe, drague, nourriture). Une pseudo critique de la religion à coups de caricatures ineptes et iniques finit par faire sombrer le film dans la nullité la plus crasse.

Pour un regard un minimum médisant, ce film ressemble à une cash-machine bâclée. Et sur ce point, c’est une réussite : tout petit budget et une première semaine lucrative au box-office avant que tous les inconditionnels des acteurs réputés annoncés à l’affiche n’aient le temps d’entendre combien le film est pitoyable. Toutes les recettes du teen-movie abusant sans vergogne des scènes ou allusions lubriques et exagérant les caricatures sur les bandes de potes et les soirées dansantes nous écœurent bien trop pour nous laisser espérer quoi que ce soit de bon dans ce film.

Rien à garder de ce torchon qui injurie autant le cinéma que les spectateurs.

 

Durée : 1h30

Date de sortie : 25 décembre 2013

 

Réalisé par Joseph Gordon-Levitt

 

Avec Joseph Gordon-Levitt, Scarlett Johansson, Julianne Moore, Tony Danza

   

Casse-tête Chinois


Image

Note : 10/20

 

Présentation :

Dernier volet de la trilogie après L’Auberge Espagnole et Les Poupées Russes menant Xavier de Barcelone à New-York.

 

Commentaire :

La première sortie cinéma de l’année 2014 est donc une petite déception. Une déception à double titre : d’une part, le film est très médiocre ; d’autre part, il ponctue de piètre manière une saga que nous chérissons tant.

La pauvreté du scénario est d’autant plus problématique que le film traîne en longueurs inutiles qui mettent en exergue un incessant bricolage. Quand le film ne reprend pas les ficelles des plus convenues, il enchaîne les redondances des deux volets précédents de la saga. Ce n’est pas anodin que le moment le plus intense du film – l’infidélité d’Isabelle – ressemble à une itération bâclée de l’infidélité de Wendy dans L’Auberge Espagnole : coups de téléphone, courses effrénée, passage par la fenêtre…

Totalement centré sur le personnage de Xavier, le film ressemble à un enchaînement d’actes théâtraux très basiques dont chacun confronte le héros à l’un des personnages du triptyque féminin Martine-Wendy-Isabelle. C’est d’autant plus problématique que son personnage perd en saveur et relief, entre la lassitude, l’embourgeoisement et la psychologie de comptoir. Le tableau du trio féminin est une fade caricature poussée à l’extrême avec une Isabelle éculée et trop grotesque pour être crédible, une Wendy effacée et bien loin de la puissance émotionnelle des Poupées Russes et une Martine maladroitement erratique et transparente.

Les vaines tentatives de réflexion sont un douloureux échec qui laissent croire que les motivations premières du film n’étaient pas vraiment artistiques (malheureuses références philosophiques, inutiles lieux communs littéraires…). L’empilement des clichés actuels sur l’homoparentalité, les familles recomposées, l’immigration ou la diaspora chinoise est dur à digérer. L’abus du recours aux dialogues trop lourdement graveleux n’illustre que trop bien l’absence d’inspiration des auteurs.

Seule la nostalgie des volets précédents réussit quelque peu à nous replonger dans l’univers de la saga. Quelques personnages secondaires pleins de fraîcheurs et savamment interprétés comme ceux de Mia et Nancy offrent de savoureuses parenthèses. De brèves scènes éparses permettent d’accrocher des sourires bienvenus dans un désert où l’humour et les émotions fleuves des volets précédents ne sont devenues que de trop rares oasis.

Un volet commercial qui, sans être mauvais, n’apporte rien au diptyque parfaitement suffisant de L’Auberge Espagnole et des Poupées Russes.

 

Durée : 1h54

Date de sortie : 4 décembre 2013

 

Réalisé par Cédric Klapisch

 

Avec Romain Duris, Audrey Tautou, Cécile de France, Kelly Reilly, Sandrine Holt, Flore Bonaventura

Nouvelle lettre ouverte à Monsieur Daniel Bilalian


Nouvelle lettre ouverte à Monsieur Daniel Bilalian

Cher Daniel,

si je prends à nouveau la plume aujourd’hui, ce n’est pas parce que je t’apprécie tout particulièrement (je sens poindre ta déception jusqu’ici), mais bien parce que tu m’y contrains.

 A la lecture de L’Equipe, ce matin, j’ai appris que France Télévision ne diffusera pas les épreuves de ski alpin (Val d’Isère), ski cross (Val Thorens) et biathlon (Le Grand Bornand) se déroulant concomitamment dans trois stations françaises à la fin de la semaine. Alors que ces sports sont sous-médiatisés et que les Jeux Olympiques de Sotchi approchent à grand pas, ce choix m’interpelle.

Comme premier argument, tu invoques le fait que France Télévision n’a pas vocation à diffuser des épreuves de Coupe du monde de sport de neige. Sans vouloir débattre sur la vocation de France Télévision à diffuser la Cup de football anglais ou la Coupe de la Ligue dont l’existence est motivée par des considérations financières et non sportives, la question se situe bien ailleurs. France Télévision, organe télévisuel du service public français, n’aurait porté aucune atteinte criminelle à ses missions en permettant aux téléspectateurs français de profiter de ces quatre jours de fête des sports d’hiver français. Surtout si c’est pour diffuser pour la 43ème fois l’épisode numéro 81 de Derrick.

Comme deuxième argument, tu invoques le fait que France Télévision n’est pas une chaîne thématique de sport. Dis-moi dans ce cas de quoi France Télévision est la chaîne thématique, si ce n’est des séries allemandes du 14ème siècle ou du recyclage de l’ami Nagui dans un maximum d’émissions à haute valeur culturelle ajoutée.

Comme troisième argument, tu invoques le fait que les sports d’hiver n’ont pas suffisamment de passionnés pour les suivre. Concrètement, tu invoques ici l’argument de la rentabilité économique de l’acquisition des droits télévisuels de ces épreuves et des coûts de retransmission.

Premièrement, si la motivation de France Télévision est celle d’optimiser ses bénéfices commerciaux, permets-moi de te demander le retour de la publicité après 20 heures et de me rembourser fissa vingt années de redevance télévisuelle à financer les excentricités capillaires de Julien Lepers, les chroniques pertinentes et recherchées de Guy Carlier et l’humour raffiné, intellectuel et hilarant de Laurent Ruquier ou Sophia Aram. Je peine à croire que les spots publicitaires entre Derrick et le Renard se vendent mieux que ceux diffusés entre une victoire de Martin Fourcade et un slalom géant mené tambour battant par Alexis Pinturault. Sauf si tes annonceurs publicitaires sont exclusivement ceux qui vendent des ascenseurs d’appartement et des dentiers révolutionnaires ou qui rachètent les vieux bijoux en or.

Deuxièmement, j’aimerais que l’on compare le coût des droits de retransmission de la Cup anglaise avec les quelques milliers d’euros nécessaires pour rendre compte de la présence exceptionnelle de trois épreuves de sport d’hiver en France en même temps. J’aimerais que l’on communique sur le coût du logement et des frais de bouche d’un Nelson Monfort dont l’arrogance le dispute à l’incompétence pour deux interviews maladroites et inutiles à Londres.

Troisièmement, j’aimerais que tu m’expliques comment intéresser les téléspectateurs à ces sports d’hiver s’ils sont obligés de s’abonner à des chaînes payantes pour suivre, apprécier et maîtriser ces sports. Ta mission de service public n’est pas de servir au téléspectateur ce qu’il maîtrise mais bien de l’éveiller à ce qu’il est susceptible d’apprécier. Ta mission de service public n’est pas de lui offrir trois phrases lapidaires dignes d’une analyse de bistrot sur la journée de Ligue 1 dans Stade 2, mais bien de parler du record exceptionnel de François Pervis dont aucun de tes journalistes n’a entendu parler.

En slalom, la France compte notamment un champion du monde encore en activité avec Jean-Baptiste Grange et un guerrier à la mentalité exceptionnelle qui a fait un retour fracassant à Levi avec Julien Lizeroux. En slalom géant, la France dispose du groupe le plus fort du plateau mondial avec sept ou huit skieurs dans le Top 30 mondial dont la moitié peut espérer un podium à chaque course (quatre dans le Top 14 dont deux dans le Top 5 ce week-end à Beaver Creek). En biathlon, la France, malgré à peine quelques centaines de licenciés, réussit depuis 20 ans à se maintenir au sommet. Elle est actuellement portée par un monstre en la personne de Martin Fourcade qui arrive au Grand Bornand (première fois de l’histoire que le Biathlon offre une épreuve de Coupe du monde à une station française) sur une série de douze podiums consécutifs et détenteur de tous les dossards de leader. En skicross, Jean-Frédéric Chapuis n’est rien d’autre que le champion du monde en titre.

Cher Daniel, assume ton incompétence, assume ton mépris pour les missions de service public de France Télévision, assume ton goût pour la facilité, assume ton petit confort de bureaucrate, assume ta méconnaissance de l’engouement de bien des contribuables pour les sports d’hiver, assume ton incapacité à assurer une telle couverture événementielle, assume ton ignorance des performances fantastiques que réalisent nos biathlètes et nos skieurs. Assume, si jamais tu en saisis le sens.

Tu parles de « casse-tête de programmation ». Comme je te comprends. Que ce doit être compliqué de ne pas diffuser dès cette semaine ton stock d’émissions déjà enregistrées avec Nagui ou Julien Lepers. Que ce doit être compliqué de trouver un créneau de trois heures parmi si peu de canaux : France 2, France 3, France 4, France 5, France Ô, France 3 Régions. Que ce doit être compliqué d’assurer une diffusion, a minima, sur Pluzz / Internet.

Comment oses-tu jouer les victimes ou martyrs du grand capital quand tu sens que les droits de retransmission de Roland Garros pourraient t’échapper alors que tu prends soin d’afficher continuellement un profond mépris pour le sport français en te bornant au triptyque Football – Rugby – Tennis et en engraissant une meute de journalistes sous exploités dont les salaires sont aussi mirobolants que leur incompétence démesurée ?

Comme lorsque tu as sanctionné l’audace et l’esprit d’initiative de ton journaliste lors de Roland-Garros, tu préfères te prélasser aveuglément dans ton bocal de formol plutôt que de t’exposer. Tu abhorres les prises de risques et les défis autant que tu te complais dans l’ignorance de l’immobilisme moribond et de l’incompétence coupable de ton paquebot. Cela fait bien longtemps que tes programmes tournent à vide, que tes collègues sont invités à prendre des retraites anticipés et que le sport français continue de manquer d’exposition médiatique.

Au lieu de te remettre en question, tu n’as qu’un principe de vie :

« SILENCE, ON COULE ».

10km – Vincennes – 2013


Date : 7 juillet 2013

Chrono : 42min 33sec

Profil : plat.

Météo : soleil, grosse chaleur.

Capture d’écran 2013-12-08 à 18.38.47

Avant la pause estivale, je souhaite m’offrir une dernière petite course sans ambition chronométrique et pour le plaisir de courir avec @Pierre_Buf. Les Foulées d’Île-de-France constituent donc l’occasion parfaite : peu de coureurs, parcours en pleine nature, alternance terre / bitume et une belle ambiance antillaise. Cette course présente néanmoins l’inconvénient de se composer de deux boucles de 5km, un format que je n’apprécie pas spécialement.

Même à 10 heures du matin, on court sous une grosse chaleur qui me contraint rapidement à adopter un rythme mesuré pour ne pas m’asphyxier. Même si j’ai appris à parfaitement gérer mon asthme, j’évite de prendre le risque de me retrouver en hyperventilation en pleine course. Le début de course est d’autant plus compliqué que le chemin est étroit et beaucoup de coureurs jouent des coudes pour se placer devant. Je prends l’option de courir le long du chemin alternant nids de poule et branches de ronces pendant 700 mètres.

Capture

Finalement je trouve un bon rythme et me décide à attaquer un peu sur les parties de bitume. Sans avoir voulu appuyer ni me faire mal, je finis plutôt entamé par la chaleur avec un chrono de 42 minutes et 33 secondes, soit presque 2 minutes de plus qu’un mois auparavant au 10km L’Equipe, mais toujours au-dessus des 14km/h de moyenne. Je crois que @Pierre_Buf finit en-dessous de 50 minutes, ce qui constitue une belle progression pour lui.

Une bonne dernière petite course avant un mois de repos et la préparation du Marathon Nice-Cannes.

15km – Versailles – 2012


Date : 1er juillet 2012

Chrono : 1h 10min 41sec

Profil : plat.

Météo : sec, chaud.

Capture d’écran 2013-12-08 à 19.11.20