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Casse-tête Chinois

2 janvier 2014

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Note : 10/20

 

Présentation :

Dernier volet de la trilogie après L’Auberge Espagnole et Les Poupées Russes menant Xavier de Barcelone à New-York.

 

Commentaire :

La première sortie cinéma de l’année 2014 est donc une petite déception. Une déception à double titre : d’une part, le film est très médiocre ; d’autre part, il ponctue de piètre manière une saga que nous chérissons tant.

La pauvreté du scénario est d’autant plus problématique que le film traîne en longueurs inutiles qui mettent en exergue un incessant bricolage. Quand le film ne reprend pas les ficelles des plus convenues, il enchaîne les redondances des deux volets précédents de la saga. Ce n’est pas anodin que le moment le plus intense du film – l’infidélité d’Isabelle – ressemble à une itération bâclée de l’infidélité de Wendy dans L’Auberge Espagnole : coups de téléphone, courses effrénée, passage par la fenêtre…

Totalement centré sur le personnage de Xavier, le film ressemble à un enchaînement d’actes théâtraux très basiques dont chacun confronte le héros à l’un des personnages du triptyque féminin Martine-Wendy-Isabelle. C’est d’autant plus problématique que son personnage perd en saveur et relief, entre la lassitude, l’embourgeoisement et la psychologie de comptoir. Le tableau du trio féminin est une fade caricature poussée à l’extrême avec une Isabelle éculée et trop grotesque pour être crédible, une Wendy effacée et bien loin de la puissance émotionnelle des Poupées Russes et une Martine maladroitement erratique et transparente.

Les vaines tentatives de réflexion sont un douloureux échec qui laissent croire que les motivations premières du film n’étaient pas vraiment artistiques (malheureuses références philosophiques, inutiles lieux communs littéraires…). L’empilement des clichés actuels sur l’homoparentalité, les familles recomposées, l’immigration ou la diaspora chinoise est dur à digérer. L’abus du recours aux dialogues trop lourdement graveleux n’illustre que trop bien l’absence d’inspiration des auteurs.

Seule la nostalgie des volets précédents réussit quelque peu à nous replonger dans l’univers de la saga. Quelques personnages secondaires pleins de fraîcheurs et savamment interprétés comme ceux de Mia et Nancy offrent de savoureuses parenthèses. De brèves scènes éparses permettent d’accrocher des sourires bienvenus dans un désert où l’humour et les émotions fleuves des volets précédents ne sont devenues que de trop rares oasis.

Un volet commercial qui, sans être mauvais, n’apporte rien au diptyque parfaitement suffisant de L’Auberge Espagnole et des Poupées Russes.

 

Durée : 1h54

Date de sortie : 4 décembre 2013

 

Réalisé par Cédric Klapisch

 

Avec Romain Duris, Audrey Tautou, Cécile de France, Kelly Reilly, Sandrine Holt, Flore Bonaventura

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