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Blade Runner

5 décembre 2011

Note :  12/20

 

Présentation :

Dans le Los Angeles du futur, un agent de police spécial (un Blade Runner) doit retrouver quatre robots humanoïdes qui se sont échappés et qui sont prêts à tout pour prolonger leur durée de vie.

 

Commentaire :

On m’a tellement répété que Blade Runner était un chef d’œuvre à l’origine de toute une partie de l’histoire de la science-fiction au cinéma (dont je suis un très grand amateur) qu’inévitablement j’ai été fort déçu par ce film. Non seulement, je n’y vois aucun chef d’œuvre, mais encore je considère ce film comme seulement moyen.

Certes les biais sont très nombreux : outre le fait que l’on me l’a vendu comme un chef d’œuvre, les images ont très mal vieilli (surtout en matière de science-fiction où les progrès techniques sont fulgurants), les technologies visionnaires sont aujourd’hui ridicules (même si on ne peut le reprocher à Ridley Scott, c’est un paramètre qui influe en 2011) et le sujet a depuis été traité à de très nombreuses reprises tant au cinéma que dans les séries télévisuelles avec recul, progrès techniques et modernisation. Dès lors, le film part avec de nombreux inconvénients majeurs dont je n’ai pas su faire abstraction.

Mais là n’est pas le cœur de ma déception. Je n’ai vraiment pas réussi à m’emballer pour ce film, à entrer dans l’action ou à en vivre l’atmosphère pour deux raisons très matérielles : les images sont très sombres (tout se passe la nuit, sous la pluie sans les qualités de films comme Sin City) et le rythme est extrêmement lent, sans aucune rupture ni relief (ce qui fonctionne par exemple pour In The Mood For Love me semble totalement inadapté en l’espèce). Pour certains, cela contribue à l’atmosphère brillante de ce film. Pour moi, c’est un obstacle ne m’ayant pas permis de vivre ce film. Surtout, on est à la limite du cliché.

Le cliché est clairement et grossièrement atteint lorsque l’on nous ressort inévitablement le même petit origami lors de la scène finale. Montrer à deux reprises par des plans lourds et insistants en début de film, on devine exactement quel écho cela aura au moment du dénouement. Un cliché aussi gros que la perche tendue, une crédibilité qui en prend un coup. Dommage.

Au risque de faire hurler certains cinéphiles, je ne trouve guère plus de qualités à Blade Runner qu’à Johnny Mnemonic. Deux films lents et sombres de science-fiction qui ne m’ont pas séduit outre mesure mais dont on retrouve l’héritage dans la presque totalité des films de science-fiction ultérieurs. A la réserve près que les acteurs ont infiniment plus de talent dans Blade Runner (Harrison Ford contre Keanu Reeves notamment) et les personnages de profondeur. C’est bien cette seule dimension d’inspirateur des trente années suivantes de science-fiction qui donne, à mon goût, de la valeur à ce film, qui, en lui-même, ne m’a pas convaincu.

Probablement une question d’âge et de génération ou alors de chronologie dans la découverte des œuvres de science-fiction.

Ce film doit, toutefois, être vu pour considérer avec un œil mieux averti toutes les œuvres que l’on continue à produire et que s’en inspirent directement.

 

Durée : 1h57

 

Date de sortie : 15 septembre 1982

 

Réalisé par Ridley Scott

 

Avec Harrison Ford, Rutger Hauer, Sean Young, Daryl HannahM. Emmet WalshWilliam SandersonBrion JamesJoe Turkel

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From → Cinéma

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