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Tschandala – August Strindberg

25 novembre 2011

Note : 10/20

 

Présentation :

Un professeur suédois et sa famille s’installent comme locataires dans la partie inhabitée d’un château danois où les occupants semblent bien mystérieux.

 

Commentaire :

Une roman très étrange d’August Strindberg tant il m’est difficile de le classer dans un des genres classiques de la littérature : roman d’aventure (quelques ficelles à la Gustave Flaubert), roman policier (certains passages font indéniablement songer aux œuvres de Gaston Leroux), roman fantastique (un dénouement comme Guy de Maupassant sait en développer) ?

De surcroît, et l’histoire et sa rédaction sont parfois très confuses. Il faut souvent s’accrocher et revenir sur ses pas pour comprendre certaines transitions trop rapides ou très implicites à des moments majeurs de l’évolution de l’intrigue. On se perd parfois dans les pensées très confuses du narrateur ou dans les descriptions brouillonnes de son environnement. Sans être amphigourique, l’écriture est parfois lourde, rarement synthétique.

Le récit, en lui-même, est inspiré d’un fait divers. Toutefois, l’auteur prend des libertés certaines en introduisant une dimension fantastique et développant dialogues et pensées des protagonistes. Les ingrédients pouvant conduire à un très bon roman. Mais, en l’espèce, on a l’impression d’un manque de cohérence comme si le fait divers ne correspondait pas exactement aux attentes de l’auteur. Il existe donc par moments une dissymétrie désagréable entre les faits et le ton de l’ouvrage.

En outre, sans vouloir être anachronique (les pensées et opinions de l’époque n’ayant ni les mêmes dimensions ni le même impact qu’aujourd’hui ; qui plus est dans un pays que je ne connais que trop peu), les sous-entendus voire les remarques assumées sur les tziganes sont caricaturales et malvenues : voleurs, criminels, fainéants, manipulateurs, malfaisants…sans jamais aucune nuance mais dans une volonté de généraliser assez criante.

C’est ainsi qu’au moment de refermer cet ouvrage, il en reste une impression très moyenne : un récit brouillon, un style confus et des réflexions xénophobes caricaturales…

Je ne le recommande pas particulièrement, n’ayant pris que peu de plaisir à lire cet ouvrage d’un auteur capable de bien meilleur.

 

Poche: 131 pages
Editeur : Flammarion
Collection : GF

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From → Littérature

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