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12 Angry Men

25 novembre 2011

Note : 18/20

 

Présentation :

A l’issue des auditions d’un procès pour meurtre, douze jurés s’enferment dans une salle pour délibérer. Il leur faut être unanimes mais un des jurés estime qu’il existe un doute raisonnable et refuse de voter coupable.

 

Commentaire :

Un huis-clos magistral. Un film magnifique. Plus de cinquante ans après, ce film n’a pas pris une ride et magnifie le noir et blanc. Tout y est parfaitement réussi.

C’est un sujet qui a été repris de nombreuses fois, notamment dans plusieurs remakes ou dans des épisodes dédiés de séries américaines (notamment dans Veronica Mars où les faits et le scénario sont identiques). Jamais aucun n’a égalé l’original qui confine au sublime alors qu’il ne se fonde que sur la simplicité et la sobriété.

L’ambiance chaude et pesante est parfaitement retranscrite : nous sommes en été, il fait très lourd et un orage va éclater. Le ventilateur ne fonctionne pas en permanence. Les jurés sont éreintés par cette chaleur que chacun d’entre eux vit à sa façon : certains sont en nage, d’autres restent de glace dans leurs costumes. La façon dont chacun perçoit et combat cette chaleur est à l’image du caractère et du rôle joué lors des délibérations. Par le rythme des dialogues, par les jeux de la caméra et par les coups d’œil furtifs hors d’une salle exigüe dont on ne sort jamais, le réalisateur nous enferme avec les jurés et nous fait ressentir cette chaleur étouffante.

C’est aussi par ces jeux de caméras toujours plus plongeants, avec des plans de plus en plus serrés sur les personnages à mesure que l’intrigue se resserre, que le réalisateur nous retient dans cette pièce, nous maintient sous la pression croissante inondant ce huis-clos.

Voici, d’ailleurs, les propos tenus par le réalisateur : « j’ai tourné le premier tiers du film au-dessus du niveau des yeux, le deuxième tiers à hauteur des yeux et le dernier tiers en-dessous du niveau des yeux. Ainsi, vers la fin du film, on commençait à voir le plafond. Les murs se rapprochaient, et le plafond semblait s’abaisser. Cette sensation d’une claustrophobie grandissante m’a permis de maintenir la tension jusqu’à la fin où j’ai utilisé un angle large pour laisser le spectateur respirer« .

Les acteurs sont tous excellents. Chacun joue un rôle très particulier dans la mesure ou dans les extrêmes, mais jamais dans la caricature. Chacun incarne à merveille ces personnages si différents mais si complémentaires. Le jeu est juste. On ne surjoue pas. Et c’est d’autant plus important que chaque personnage, par son tempérament, ses idées, son vécu…est indispensable à l’équilibre du film. Le bon acteur pour le bon personnage. En tête, on retrouve un Henry Fonda exceptionnel, d’un charisme absolu. Il règne sur le fil comme le juré n°8 règne dans la salle : classe, justesse, efficacité.

Il est absolument indispensable de voir ce film qui cinquante ans plus tard est toujours aussi empreint d’actualité. Aucuns effets spéciaux, gadgets…nul besoin, il est histoire d’hommes…uniquement.

 

Durée : 1h35

 

Date de sortie : 4 septembre 1957

 

Réalisé par Sidney Lumet

 

Avec Henry Fonda, Martin Balsam, John Fiedler, Lee J. Cobb , E.G. Marshall, Jack Klugman, Ed Binns, Jack Warden, Joseph Sweeney, Ed Begley, George Voskovec, Robert Webber

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From → Cinéma

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