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Boardwalk Empire

16 novembre 2011

Note : 15/20

Début : 2010

Nombre de saisons : 2 (en cours)

Durée : 55 min

 

Présentation :

Le récit de la construction d’Atlantic City et des dessous du début de la Prohibition dans les années 1920 entre Chicago, New-York et Atlantic City.

 

Commentaire :

Cette série est pour l’instant (première saison) un joyau. Et à sa tête excelle le surdoué Steve Buscemi.

On découvre donc les années 1920 (après avoir eu les années 1960 dans Mad Men) avec le traumatisme des tranchées (les mutilés de guerre, les héros…), avec les vagues d’immigrés européens aux Etats-Unis (Irlandais, Italiens…avant le coup d’arrêt de l’Emergency Immigration Act) et le racisme anti-« nègres » (la naissance du Ku-Klux-Klan, après huit années de pouvoir démocrate et à l’aube de dix années de pouvoir républicain), avec les suffragettes (droit de vote accordé aux femmes en 1920 aux Etats-Unis) et surtout avec la Prohibition (le 18ème Amendement de janvier 1919 puis le National Prohibition Act ou Volstead Act à l’automne 1919). C’est une ambiance très Gangs of New-York avec un Michael Pitt en Leonardo Di Caprio de substitution.

On suit donc la gestion mafieuse, économique, politique, judiciaire, intime…d’Atlantic City par Enoch « Nucky » Thompson avec délectation dans un décor très crédible. La reconstitution du centre ville, tout en bois, sur les bords de la plage est somptueuse. Les costumes et accessoires de décor (voitures, mobilier, armes à feu…) sont fidèles à l’imaginaire de l’époque (je n’ai guère l’âge de juger leur exacte conformité à la réalité de la dite époque) et l’atmosphère voulue par les créateurs en est d’autant mieux partagée : des sombres bas-fonds où règne la violence aux somptueuses et fastueuses fêtes organisées dans les hôtels et restaurants les plus importants de la côte Est.

La trame de fond est pertinente et équilibrée : les luttes entre criminels, la guerre menée par les Incorruptibles et le développement du féminisme à une époque où droit de vote et maisons closes se côtoient. C’est crédible et c’est bien mené : un rythme juste, des dialogues toujours bons (parfois exceptionnels), des acteurs qui incarnent leurs personnages avec vie (et incommensurable talent pour certains, à commencer par Steve Buscemi)…

Bien sûr, spectateur contemporain, on connaît l’histoire, on sait qu’Al Capone ne va pas rester un simple homme de main « Monsieur Muscle« … Pourtant le suspens est présent et la curiosité toujours savamment attisée. De nombreux éléments sont distillés avec intelligence à la seule destination d’un spectateur omniscient, des éléments qu’un spectateur de 1920 n’aurait évidemment jamais pu saisir. On savoure ces clins d’œil (notamment les développements sur le puritanisme exacerbé que l’on sent poindre ou les prémices de la modernité avec cet aspirateur domestique dont le bruit effraie les enfants).

Telle une mise en abîme, on découvre avec les personnages les débuts du cinéma entre le texte et l’image, à l’humour décalé avec des références aux légendaires Laurel et Hardy.

Pour ne rien dévoiler de l’intrigue de la série mais surtout de tous ces petits clins d’œil qui sont autant de petits plaisirs à découvrir au gré du visionnage, je vais, à ce stade, me contenter de vous recommander vivement cette pépite. Une série de très bonne facture à laquelle il faut nécessairement donner sa chance.

 

J’aime :

Steve Buscemi.

Les personnages.

L’atmosphère.

Les décors et costumes.

Les clins d’œil au spectateur omniscient.

Le contexte socio-politique.

 

Je n’aime pas :

Les excès de scènes de sexe pas nécessairement pertinentes.

Quelques clichés (comme l’agent fédéral qui se fouette avec sa ceinture…).

 

Créée par Terence Winte

 

Avec :

Michael Pitt : James « Jimmy » Darmody (aussi dans Dawson’s Creek)

Stephen Graham : Al Capone (aussi dans Band of Brothers)

Steve Buscemi, Kelly MacDonald, Michael Shannon (II), Dabney Coleman, Shea Whigham, Anthony Laciura, Jack Huston, Aleksa Palladino, Michael Stuhlbarg, Vincent Piazza, Paz de la Huerta, Paul Sparks, Michael K. Williams, Gretchen Mol

 

Générique :

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