Skip to content

Mad Men

17 octobre 2011

Note : 13/20

Début : 2007

Nombre de saisons : 5 (en cours)

Durée : 48 min

 

Présentation :

La vie de Don Draper et d’une agence de publicité dans le Manhattan des années 1960.

 

Commentaire :

Il me semble opportun de préciser à titre liminaire que Mad Men ne signifie pas les « Hommes fous » mais correspond au surnom donné aux publicitaires travaillant sur Madison Avenue à New-York dans les années 1960.

Années 1960, un héros cadre supérieur dans la publicité, une femme – jolie blonde au carré – au foyer vivant dans la banlieue pavillonnaire américaine traditionnelle…on pense immédiatement à Bewitched, Samantha Stephens et Elizabeth Montgomery…ça n’a pourtant rien à voir.

Cette série aux récompenses multiples est vraisemblablement la plus intrigante  de celles qu’il m’a été donné de voir. Il ne se passe presque rien, le rythme est lent, aucune des ficelles scénaristiques classiques permettant de garder le spectateur captif n’est utilisée…bref, on s’ennuie. Et pourtant, on aime s’ennuyer devant cette série dont l’atmosphère lancinante nous saisit. On accroche malgré nous, irrationnellement.

Les décors et costumes sont superbes. N’ayant pas vécu dans les années 1960, j’ignore s’ils sont fidèles ; néanmoins, ils correspondent parfaitement à la représentation que l’on se fait aujourd’hui de cette époque.

Surtout, ce qui fait la force de cette série, c’est cette incroyable capacité à nous sortir de notre confortable léthargie par cinq minutes de pur génie une fois épisode : une scène, un dialogue, une situation ou simplement une image. C’est d’autant plus saisissant que l’on somnole au moment de recevoir un 33 tonnes de génie dans les mirettes et on reste interdit pendant les vingt minutes qui suivent sans bien se rendre compte que le niveau de la série est retombé. C’est ici tout l’intérêt d’une série dont le scénario n’en présente que peu. Les costumes, les décors, les personnages ne servent qu’à habiller ces éclairs et ces fulgurances.

Pour le reste, Donald Draper incarne à merveille l’anti-héros que l’on aimerait détester (car il est détestable) mais sous le charme duquel on tombe nécessairement rapidement. Et ce d’autant plus que les personnages de son entourage sont bien pires.

Les ficelles et clichés sur les années 1960 sont cependant étirés à l’extrême et ça en devient écœurant : 278 cigarettes fumées, 53 adultères consommés, 27 femmes rabaissées et 18 verres de scotch engloutis par épisode, ça lasse. Heureusement que tout ceci n’est pas enrobé de discours moralisateurs et de pensées bienveillantes : la froide réalité est exprimée telle qu’elle était à l’époque. Ni anachronisme féministe ni discours précoce du Ministère de la santé. La dure réalité, la réalité brute.

Ne souhaitant pas trop en dévoiler, je ne peux qu’inviter chacun à se faire son avis en poussant jusqu’à la fin de la première saison au moins (13 épisodes). C’est une série qu’il faut avoir vu.

 

J’aime :

L’atmosphère.

Les fulgurances de génie.

Les costumes et décors.

 

Je n’aime pas :

La léthargie dans laquelle la série nous fait plonger.

 

Créée par Matthew Weiner

 

Avec :

John Slattery : Roger Sterling (aussi dans Desperate Housewives)

Jon Hamm, Christina Hendricks, Elisabeth Moss, Vincent Kartheiser , January Jones, Bryan Batt, Michael Gladis, Aaron Staton, Rich Sommer, Maggie Siff

 

Générique :

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :