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Terra Nova – Pilote et 1×03

29 septembre 2011

Note : 10/20

Début : 2011

Nombre de saisons : 1

Durée : 42 min

 

Présentation :

En 2149, la Terre est surpeuplée (il est interdit d’avoir plus de deux enfants), l’oxygène se fait rare (les hommes ont des respirateurs) et court à sa perte. Une faille spatiotemporelle permet d’envoyer des hommes fonder une nouvelle colonie 85 millions d’années plus tôt, à l’époque de la jungle et des dinosaures. Nous allons suivre la vie d’une famille au sein de cette Terra Nova.

 

Commentaire :

ATTENTION SPOILERS

Si le synopsis ne vous a pas fait rire, le Pilote s’en charge. On attend toujours beaucoup des super-productions américaines à très gros budgets et on est souvent déçu. Cette fois, on est affreusement déçu : c’est une catastrophe.

Ce Pilote réussit toutefois la performance exceptionnelle de réunir en 1h25 tous les clichés de la série B américaine et toutes les ficelles scénaristiques de base ce qui rend son visionnage sans intérêt : tout est prévisible, il n’y a aucun suspens. Même les dialogues sont convenus.

Tout ça est bien pratique car les acteurs sont creux et lisses…à l’instar de leurs personnages. Ce Pilote a au moins le mérite de la cohérence : tout est mauvais du début à la fin.

Pire, les décors sont un échec total. On se demande où sont passés les millions (le Pilote a coûté de 15 à 20 millions de dollars) s’ils ne sont ni dans les acteurs, ni dans le scénario, ni dans les dialogues…ni dans les décors. Soit ils se sont lancés le défi d’utiliser les mêmes contraintes techniques qu’à l’époque du Crétacé supérieur (dans ce cas, la prouesse est de belle facture), soit ils n’ont jamais mis à jour leur version de Paint sur Windows 3.1. Le vendeur de papier mâché à côté des studios a probablement fait fortune.

Dès le début, on n’y croit pas : drapeau américain planté sur la Lune (on commence par le patriotisme américain – cliché n°1), décors de The Fifth Element avec des tours sans fin et trop de pollution pour avoir de la lumière naturelle (lobby écologiste – cliché n°2) ou émerveillement devant une orange (mal joué, pas crédible…).

Le héros, emprisonné dans une forteresse, va réussir à se libérer par miracle. Sa femme réussit à soudoyer tous les gardes jusqu’à la cellule dudit héros et à lui donner un super laser qui découpe tout : la prison est censée être totalement imperméable mais elle n’est pas fouillée à l’entrée, elle peut y circuler librement et son mari réussit à s’en évader discrètement avec un simple laser… Crédibilité envolée. Surtout que, dans la foulée, le bon monsieur récupère au milieu d’une rue bondée de clochards et de manants un sac plein d’argent, d’armes et de faux papiers…sac qui manifestement l’attend gentiment depuis quelques jours…

Mais comme c’est un héros, il n’a aucun souci pour tromper la sécurité de l’aéroport et se faufiler dans le convoi pour Terra Nova. Un héros, un vrai (c’est un ancien policier, en fait… – cliché n°3) !!

Une fois que l’on a compris que la crédibilité importait peu, on peut commencer à savourer ce chef d’œuvre : le discours d’accueil sur la nouvelle colonie, discours grandiloquent et moralisateur sur la perversion de la nature humaine (cliché n°4), les gentils sont tous des blancs bien coiffés et propres sur eux, le dirigeant des rebelles est une femme, noire, aux vêtements sales et avec des dreadlocks (cliché n°5), le gnangnan guillemauve du père de famille (cliché n°6), le complexe d’Œdipe du fils qui a remplacé son père pendant qu’il était en prison et qui se rebelle contre son autorité (cliché n°7), le père qui restaure son autorité paternelle en sauvant la colonie des rebelles et d’un dinosaure carnotorus (cliché n°8), les bungalows de la colonie en mode Pierre et Vacances (cliché n°9), l’ancien policier qui repère un méchant à sa façon de marcher (cliché n°10), la complexité des voyages dans le temps expliquée en une phrase sur le battement d’aile d’un papillon (cliché n°11), l’hommage à Titanic (grimper sur les remparts de la colonie, lever les bras, crier qu’on est le maître du monde – cliché n°12), les personnages sont manichéens (cliché n°13), les enfants qui désobéissent aux parents sont punis par le destin (le destin, c’est une meute de vélociraptors qui arrachent des plaques d’acier avec leurs queues – cliché n°14), le chef des gentils est peut-être méchant…suspens (cliché n°15), le chef des gentils interdit l’accès à une zone en prétextant la sécurité alors qu’il y cache des éléments surnaturels et louches (façon grotte de Smallville) en lien avec son fils disparu et en rébellion mais qu’il retrouvera un jour (clichés n°16 et 17), les adolescents ne pensent qu’à boire de l’alcool…s’ils n’en ont pas, ils le fabriquent (cliché n°18), on vit au temps des dinosaures mais on est surpris quand on en voit (cliché n°19), on construit des remparts de 15 mètres de haut pour empêcher les méchants vélociraptors de passer, mais pour laisser passer les cous de 50 mètres des gentils diplodocus (cliché n°20 – incohérence n°99) … la liste est encore longue pourtant le Pilote (originalement intitulé…Genesis) ne dure que 85 minutes !! Redoutable performance des super-producteurs américains.

Vous l’aurez donc compris, cette série à la croisée d’Avatar, Lost, Jurassic Park, Stargate Universe est une compilation des plus mauvais clichés des uns et des autres sans réussir à en tirer une quelconque substance. L’énorme budget aurait au moins pu laisser espérer des effets spéciaux de qualité, des acteurs d’envergure ou des paysages magnifiques : Grand Chelem, échec complet.

L’épisode 1×03 est une bien pâle copie de Stargate SG-1 : une espèce inconnue menace la colonie, on trouve une solution au dernier moment et tout le monde est content. Stargate SG-1, mais sans le suspens, sans le charisme des personnages, sans passion…dépit.

La série va-t-elle survivre à un tel Pilote ? Les prochains épisodes vont-ils permettre à celle-ci de prendre son envol ? Scepticisme…

 

J’aime :

Quand ça se termine.

Live Tweeter chaque ineptie ou cliché durant le visionnage.

 

Je n’aime pas :

Les acteurs.

Les personnages.

Les clichés.

Les incohérences.

Les décors.

Les paysages.

Les effets spéciaux.

L’absence de suspens.

Les dialogues.

 

Créée par Craig Silverstein, Kelly Marcel, Steven Spielberg

 

Avec :

Jason O’Mara, Allison Miller, Shelley Conn, Landon Liboiron, Stephen Lang, Naomi Scott, Alana Mansour, Mido Hamada, Christine Adams

 

Générique :

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